Logiciels et services — EU
UgCS 6.3 automatise le suivi de terrain pour les levés LiDAR complexes
Le suivi de terrain piloté par le logiciel

UgCS 6.3 ajoute un contrôle automatique du suivi de terrain pour les levés LiDAR. La fonction concerne les missions où le drone embarque un capteur LiDAR, soit un laser qui mesure des distances et produit un nuage de points, utile sous la végétation. Le logiciel prend en charge la tenue de la trajectoire par rapport au relief, ce qui retire une part des recalages manuels entre deux passages.
SPH Engineering, éditeur de UgCS, présente cette version comme un moyen d'harmoniser trois paramètres sur un même chantier : les réglages du capteur, la calibration et la trajectoire. Sur un levé multi-capteurs, ces trois éléments doivent rester cohérents d'un vol à l'autre, sinon les nuages de points se recollent mal et les reprises s'accumulent.
L'éditeur organise un webinar gratuit le 10 novembre. Le programme annoncé couvre la planification de levés LiDAR de 100 hectares et plus dans UgCS 6.3, la configuration des charges utiles DJI L1, L2 et L3, la calibration IMU et les outils de suivi de terrain les plus récents.
Le suivi de terrain n'est pas une brique isolée dans le logiciel. La documentation UgCS liste les outils de zone LiDAR, de corridor LiDAR et de calibration IMU manuelle à côté des modes de vol photogrammétriques classiques, avec des guides séparés pour les versions 4.22, 5.17, 6.0, 6.1.0 et 6.2.1. La version 6.3 automatise le contrôle de ce suivi pour les cas complexes.
Plateformes, charges utiles et raccordement au flux existant

SPH Engineering donne la fonction comme éprouvée sur DJI M400, M350, M300, Inspired Flight et d'autres plateformes professionnelles. Les charges utiles citées dans le webinar sont les DJI L1, L2 et L3.
Le raccordement passe par les passerelles déjà documentées : UgCS for DJI, DJI Pilot 2, UgCS Companion, HereLink, et la connexion directe prévue pour les licences UgCS PRO et EXPERT. La documentation décrit aussi le montage d'un DJI M300 RTK avec une base D-RTK 2 dans UgCS for DJI, ainsi que l'activation du déclenchement de caméras non-DJI sur A3, N3 et M600. Un chantier qui tourne déjà sur ces chaînes n'a pas de rupture de format à prévoir côté plan de vol.
Le niveau de licence requis pour le contrôle automatique du suivi de terrain n'est pas précisé.
Pour les grands périmètres, UgCS dispose d'un module Large Projects qui découpe une zone en sous-zones et permet de programmer des levés de 2000 hectares et plus dans un seul programme. Le suivi de terrain s'insère dans ce cadre : il agit sur chaque portion de trajectoire, le découpage restant du ressort de l'opérateur.
Les limites que la version ne lève pas
Un site minier de 500 hectares ou un corridor de 200 km ne tient pas dans un vol. Le découpage en missions reste obligatoire, avec les reprises que cela implique entre les vols, même si le logiciel en absorbe une partie.
La calibration IMU reste une étape manuelle, outillée dans UgCS mais pas supprimée. Le webinar du 10 novembre y consacre un segment, ce qui indique qu'elle demeure un point de passage pour l'opérateur avant d'envoyer la mission.
Le gain réel de précision et de temps sur des chantiers de plusieurs centaines d'hectares reste à documenter. SPH Engineering annonce un contrôle automatique et une harmonisation des paramètres ; aucune mesure publiée ne chiffre la réduction des reprises ni l'écart de densité de points entre deux passages.
Mines, corridors et grands périmètres
Les exploitations visées sont celles qui cumulent grande surface et relief marqué. SPH Engineering positionne UgCS sur la cartographie de fosse à ciel ouvert, le suivi de pente, la mesure de volumes et le suivi de stock, avec des applications déclinées pour l'inspection industrielle, la cartographie 3D, la détection de réseaux enterrés et la surveillance des installations de stockage de résidus miniers. Ces missions demandent une hauteur constante au-dessus du sol pour garder une densité de points homogène.
Les corridors de pipeline, de ligne électrique ou d'infrastructure linéaire relèvent du même besoin, avec une contrainte de longueur qui dépasse la capacité d'un vol. L'éditeur revendique 5 000 équipes drone utilisatrices dans le monde.
Reste la question du temps de préparation. Un plan de vol multi-capteurs cohérent suppose que les réglages du capteur, la calibration et la trajectoire soient traités ensemble. La version 6.3 automatise le troisième volet et laisse les deux premiers à l'opérateur, avec l'outillage documenté et une session de formation gratuite programmée le 10 novembre.
Questions fréquentes
Comment se former à la version 6.3 avant un chantier ?
SPH Engineering anime un webinar gratuit le 10 novembre. Le programme porte sur la planification de levés LiDAR de 100 hectares et plus dans UgCS 6.3, la configuration des charges utiles DJI L1, L2 et L3, la calibration IMU et les outils de suivi de terrain.
UgCS peut-il couvrir un levé de plusieurs milliers d'hectares ?
Le module Large Projects découpe une zone en sous-zones et permet de programmer des levés de 2000 hectares et plus dans un seul programme. Un site de 500 hectares ou un corridor de 200 km ne tient pas dans un vol unique : le découpage en missions reste nécessaire.
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