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EASA recense 39 accidents et incidents graves impliquant des UAS en 2025
La revue annuelle 2026 analyse les occurrences UAS de 2025
L’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA), qui prépare les textes techniques de la réglementation drones européenne, a publié sa revue annuelle de sécurité 2026. Le document analyse l’année 2025 dans les États membres de l’EASA et la compare aux dix années précédentes. Il recense 39 accidents et incidents graves impliquant des UAS. Les données citées portent sur les États membres de l’EASA et sont datées du 27 octobre 2026.
Deux accidents ont causé des blessures graves à des personnes en 2025. En 2024, aucune blessure de quelque nature n’avait été recensée. L’un des accidents de 2025 est survenu pendant des opérations de drone pour l’agriculture. L’autre a touché une personne qui pilotait un modèle réduit, les aéronefs de modélisme étant aussi considérés comme des UAS dans le périmètre de la revue.
Deux accidents avec blessures graves et six événements avec aéronef habité
Sur les 39 accidents et incidents graves de 2025, 15% ont impliqué un aéronef habité en plus de l’UAS. Cela représente six événements: un accident et cinq incidents graves. La part de 15% est inférieure de plus de moitié aux 38% de 2024.
L’accident a impliqué une collision entre un petit UAS et un ballon habité. Le pilote du ballon a subi une blessure légère et l’enveloppe du ballon a été déchirée au niveau de l’écope. Les cinq incidents graves se sont produits en Allemagne (deux) et en Suisse (trois). Quatre étaient des Airprox, des rapprochements entre aéronefs. Les aéronefs habités concernés étaient des hélicoptères et des avions à voilure fixe.
Parmi les cinq incidents graves, l’un concerne l’interférence d’un UAS non autorisé avec le fonctionnement ordonné de l’aérodrome de Munich. EASA indique que de nombreux incidents similaires ont eu lieu sur des aérodromes en 2025, mais que seul celui-ci a été classé incident grave.
Le report obligatoire ne couvre pas tous les événements UAS
La lecture des chiffres dépend du périmètre de report obligatoire. EASA précise que, dans le cadre réglementaire européen, les occurrences impliquant des UAS pour lesquels aucun certificat ou déclaration de conception n’est requis ne relèvent pas du report obligatoire, sauf si elles causent une blessure mortelle ou grave à une personne ou impliquent un aéronef autre qu’un aéronef sans équipage. Des reports volontaires ont néanmoins été effectués.
Un télépilote d’UAS qui prend conscience d’avoir causé une rencontre de ce type doit déclarer l’événement. EASA note que l’auto-déclaration par les télépilotes UAS reste rare. Cette limite de périmètre compte pour l’analyse de risque: les 39 événements ne forment pas un inventaire exhaustif de toutes les occurrences UAS. La revue ne rapporte pas ces 39 événements à un volume d’heures de vol ou d’opérations. Le décompte distingue accidents et incidents graves; il ne détaille pas la part des incidents mineurs.
Ce que l’opérateur peut intégrer au manuel de sécurité
Pour un manuel de sécurité, les données 2025 donnent quatre points concrets: la collision avec un ballon habité, les Airprox en Allemagne et en Suisse, l’interférence d’un UAS non autorisé avec l’aérodrome de Munich, et les deux accidents avec blessures graves. L’analyse de risque de l’opérateur peut s’appuyer sur ces événements pour documenter les scénarios de rencontre avec l’aviation habitée, les procédures de report après Airprox et les règles d’accès aux abords d’aérodrome. La rareté des auto-déclarations doit peser dans la conception des procédures internes: le télépilote doit savoir quand et comment déclarer un événement.
Les causes des deux accidents avec blessures graves ne sont pas détaillées. La répartition entre événements graves et incidents mineurs n’apparaît pas dans le décompte. Le nombre d’heures de vol correspondant aux 39 événements n’est pas fourni. Ces limites empêchent de calculer un taux d’occurrence par heure de vol à partir des seuls chiffres publiés. Elles n’empêchent pas de suivre les tendances que la revue rend visibles: 39 événements en 2025, deux accidents avec blessures graves après aucune blessure en 2024, et une part d’événements avec aéronef habité qui passe de 38% à 15%. Le manuel peut consigner ces tendances comme des points de vigilance datés.
Questions fréquentes
Quels événements UAS sont soumis au report obligatoire ?
Dans le cadre réglementaire européen, les occurrences impliquant des UAS pour lesquels aucun certificat ou déclaration de conception n’est requis ne sont pas soumises au report obligatoire, sauf si elles causent une blessure mortelle ou grave à une personne ou impliquent un aéronef autre qu’un aéronef sans équipage. Des reports volontaires ont été effectués.
Combien d’accidents et d’incidents graves UAS ont été recensés en 2025 ?
39. Quinze pour cent de ces événements ont impliqué un aéronef habité, soit six événements: un accident et cinq incidents graves. Cette part est inférieure de plus de moitié aux 38% de 2024.
Que sait-on des accidents UAS avec blessures graves en 2025 ?
Deux accidents ont causé des blessures graves à des personnes en 2025, contre aucune blessure de quelque nature en 2024. L’un est survenu pendant des opérations de drone pour l’agriculture; l’autre a touché une personne pilotant un modèle réduit, considéré comme UAS.
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