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Réglementation — EU

Bilan EASA 2026 : deux accidents de drone avec blessures graves en 2025

Publié le (heure Europe/Paris) — Auteur : ZQWAD — rédaction assistée par IA

EASA — Annual Safety Review 2026

EASA — Annual Safety Review 2026 — source

L'ASR 2026 recense 39 événements UAS sur l'année 2025

L'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA) a publié son Annual Safety Review 2026. Le document analyse la sécurité de l'aviation en Europe pour l'année 2025 et compare les résultats aux dix années précédentes, domaine par domaine. Les UAS y figurent aux côtés des autres segments d'activité, pour l'ensemble des États membres de l'Agence.

Le volume déclaré pour 2025 s'établit à 39 accidents et incidents graves impliquant un UAS. Ce total agrège des événements de nature différente. Il donne à un exploitant l'ordre de grandeur des événements remontés au niveau européen, pas une fréquence par classe de drone ni par type d'opération.

Deux accidents avec blessures graves, aucun en 2024

Deux accidents UAS ont causé des blessures graves à des personnes en 2025. En 2024, la revue n'enregistre aucune blessure, de quelque nature que ce soit. Le premier accident est survenu lors d'opérations de drone menées en appui de l'agriculture. Le second a touché une personne qui pilotait un modèle réduit, catégorie d'aéronefs que la revue traite également comme des UAS.

La comparaison porte sur une année sans blessure et une année avec deux accidents graves. Elle ne suffit pas à qualifier une tendance. Pour un exploitant qui construit son analyse de risque, ces deux cas rappellent le poids des phases de travail au sol et de l'environnement proche, sans permettre d'en déduire une probabilité d'occurrence.

Cinq incidents graves avec un aéronef habité sur six événements

La revue isole les événements UAS dans lesquels un aéronef habité est également impliqué. Six ont été recensés en 2025 : un accident et cinq incidents graves. L'accident est une collision entre un petit UAS et un ballon habité, qui a provoqué une blessure légère au pilote et une déchirure de l'enveloppe du ballon.

Les cinq incidents graves se répartissent entre l'Allemagne, deux, et la Suisse, trois. Quatre sont des Airprox, c'est-à-dire des rapprochements entre aéronefs. Les aéronefs habités concernés sont des hélicoptères et des avions à voilure fixe. Un autre cas classé incident grave correspond à l'interférence d'un UAS non autorisé avec l'exploitation ordonnée de l'aérodrome de Munich. Des incidents du même genre se sont produits sur des aérodromes en 2025 ; celui de Munich est le seul que la revue retient en incident grave.

La part des événements UAS impliquant aussi un aéronef habité atteint 15 % des 39 événements de 2025, contre 38 % en 2024. La baisse dépasse la moitié. Elle s'appuie sur six événements seulement, ce qui limite la portée du ratio pour un usage statistique.

Un périmètre de déclaration plus étroit que les autres domaines

Le domaine UAS se distingue des autres par l'étendue de la déclaration obligatoire. Sous le cadre réglementaire européen, les événements impliquant un UAS pour lequel aucun certificat ni déclaration de conception n'est exigé ne relèvent pas de la déclaration obligatoire, sauf s'ils provoquent une blessure mortelle ou grave à une personne, ou s'ils impliquent un aéronef autre qu'un aéronef sans pilote. Des déclarations volontaires complètent le tableau.

Cette règle pèse sur le volume et sur la composition du total. EASA note aussi que l'auto-déclaration par les télépilotes reste rare : un télépilote qui constate avoir causé un rapprochement avec un aéronef habité doit signaler l'événement, et ces remontées sont peu fréquentes.

Une question reste ouverte pour l'exploitant : la revue présente-t-elle les 39 événements ventilés par classe d'UAS et par type d'opération, ou s'en tient-elle à un total agrégé ? La ventilation par classe et par type d'opération n'est pas établie à ce stade. Sans elle, les données servent de référence générale dans une analyse de risque ou une candidature SORA. Elles ne fournissent pas de base statistique par segment, ni de taux rapporté au nombre d'heures de vol, que la revue ne publie pas pour le domaine UAS.

Questions fréquentes

Tous les incidents impliquant un drone sont-ils déclarés à EASA ?

Non. Sous le cadre réglementaire européen, les événements impliquant un UAS pour lequel aucun certificat ni déclaration de conception n'est exigé ne sont pas soumis à la déclaration obligatoire, sauf s'ils causent une blessure mortelle ou grave à une personne ou s'ils impliquent un aéronef autre qu'un aéronef sans pilote. Des déclarations volontaires existent en complément.

Peut-on utiliser les 39 événements de 2025 comme base pour un dossier SORA ?

Ils fournissent une référence agrégée au niveau européen, utile pour situer une analyse de risque. La ventilation par classe d'UAS et par type d'opération n'est pas établie à ce stade, ce qui interdit d'en tirer des taux par segment.

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