Faits divers — EU
À Londres, un drone rejoint seul le lieu d'un appel 999 depuis Islington
À Islington, le drone du Met décolle du toit du commissariat

Le Metropolitan Police Service a présenté son programme Drone as First Responder, rendu public le 1er novembre 2025. L'objectif affiché est qu'un drone arrive sur les lieux d'un appel 999 avant les agents. Sur les interventions prioritaires, celles qui présentent un danger immédiat pour la vie, une menace de violence grave, un risque de blessure grave ou de dégât matériel important, le délai moyen d'arrivée d'une patrouille tourne autour de huit minutes. Le programme vise deux minutes.
L'appareil est un DJI Matrice 4TD thermique, une version standard, stocké et rechargé dans un Dock 3 installé sur le toit du commissariat d'Islington. Quand un vol est déclenché, le capot du dock s'efface et le drone part directement vers l'adresse. Le pilotage se fait depuis une station de commandement à l'intérieur du commissariat. Le flux vidéo est transmis au télépilote et enregistré à des fins de preuve ; si l'enregistrement n'est pas nécessaire, il est supprimé au bout de 28 jours.
Le dispositif est le premier de ce type au Royaume-Uni. Il est centré sur le borough londonien d'Islington, avec une extension prévue vers West End et Hyde Park avant la fin 2025. Un déploiement à l'échelle de Londres est envisagé si l'essai est concluant.
Calgary déploie deux drones pendant trois mois
La police de Calgary a lancé un projet pilote du même type, annoncé le 11 septembre à 21 h 26 HNE. Pendant trois mois, deux drones pilotés par des policiers interviennent sur certains appels dans le nord-est et le sud-est de la ville, avant l'arrivée des premiers répondants, pour déterminer le type de soutien nécessaire.
La surintendante Jodi Gach explique l'objectif : identifier les risques, déterminer les ressources qui pourraient être requises et aider les équipes d'intervention à prendre des décisions éclairées. Le sergent-chef Ryan Nolan donne les paramètres techniques. Les drones opèrent dans un rayon d'environ 4 kilomètres autour de leur base et peuvent rejoindre un appel situé dans ce périmètre en environ 90 secondes à compter de la réception. L'autonomie est d'environ 20 minutes. Ce sont les pilotes, qui surveillent les appels entrants, qui décident du déclenchement.
Calgary utilisait déjà des drones, mais déployés par les agents une fois sur place : accidents de la route, recherche de personnes portées disparues, surveillance de grands événements publics. Le nouveau programme les envoie en amont. À Red Deer, un programme équivalent tourne depuis le 18 juin.
Chula Vista a passé les 25 000 missions en mai 2026
Le Chula Vista Police Department, en Californie, a lancé son programme de drone premier répondant en 2018 et a franchi les 25 000 missions en mai 2026. Sur les 17 170 appels où le drone est arrivé avant les patrouilles, le délai de réponse moyen a été d'environ 97 secondes.
D'autres services ont suivi. La police de Greeley a lancé son propre programme Drone as First Responder en 2026. La Gendarmerie royale du Canada en Alberta étend l'usage des drones aux appels de service après le projet pilote Drone en tant que premier intervenant mené dans la province.
Ces chiffres portent sur le volume de missions et les délais. Aucune évaluation indépendante du pilote de Calgary n'accompagne l'annonce, et les effets sur les interpellations ou la résolution d'affaires ne sont pas détaillés. Les conditions de vol en agglomération, elles, sont documentées : rayon court, autonomie brève, décision de lancement laissée à un opérateur qui écoute les appels.
Les vols de police restent hors du champ du règlement européen
Le règlement (UE) 2018/1139 place hors du champ des règles drones de l'EASA les vols effectués par ou pour les services de police, des douanes, de recherche et de sauvetage et de lutte contre l'incendie dans le cadre de l'intérêt public. Vérification faite dans l'Union, le 31 mai 2026.
Pour un télépilote professionnel, la conséquence est directe : le périmètre de cette exclusion tient à la mission et au service bénéficiaire. Un appareil identique au Matrice 4TD affecté à une inspection de toiture ou à un relevé topographique reste dans le champ du règlement. Le cas d'un prestataire privé mandaté par un service de police n'est pas tranché par cette seule disposition.
La frontière passe par le service pour lequel le vol est effectué, pas par la fiche technique de l'appareil.
Questions fréquentes
Un drone utilisé par la police doit-il respecter les règles EASA ?
Les vols effectués par ou pour les services de police, des douanes, de recherche et de sauvetage et de lutte contre l'incendie dans le cadre de l'intérêt public sont hors du champ des règles drones de l'EASA, en vertu du règlement (UE) 2018/1139.
Quelle autonomie et quel rayon d'action pour un drone premier répondant ?
À Calgary, le sergent-chef Ryan Nolan indique une autonomie d'environ 20 minutes et un rayon d'action d'environ 4 kilomètres autour de la base, avec une arrivée sur place en environ 90 secondes à compter de la réception de l'appel.
Combien de temps les images sont-elles conservées ?
Au Metropolitan Police Service, le flux vidéo est enregistré à des fins de preuve ; si l'enregistrement n'est pas nécessaire, il est supprimé après 28 jours.
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